Forte des partenariats noués tant avec les établissements spécialisés qu’avec les professionnels libéraux, l’Hospitalisation A Domicile est un acteur essentiel dans la reconfiguration de l’offre de soins. Le positionnement de l’HAD se démarque dans l’offre de soins graduée par rapport aux autres offreurs de soins et par ses atouts pour contribuer au virage ambulatoire.

Parce que la qualité de l’offre de soins passe aussi par le développement de nouveaux modes de prise en charge des malades, MédiHAD est née en 2009 pour proposer une solution alternative à l’hospitalisation classique.

Amélioration continue de la délivrance du soin à domicile, sécurité du patient, le service d’hospitalisation à domicile de la Polyclinique Médipôle Saint-Roch étoffe son offre de prise en charge et veille à la qualité du service rendu.

Un dispositif trop méconnu du public

Le 6 novembre, Sébastien Cazenove, député de la 4e circonscription des Pyrénées-Orientales vient à la rencontre des équipes de l’unité d’Hospitalisation A Domicile (HAD) MédiHAD de la Polyclinique Médipôle Saint Roch.  Initiée par la clinique, cette visite a pour objectif de présenter un dispositif encore trop méconnu du grand public, qui permet d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation dite «traditionnelle» et qui répond à la volonté des patients d’être soignés chez eux.

Convaincu que le prochain quinquennat ne pourra faire l’économie d’un changement de paradigme en matière de santé et que l’hospitalisation à domicile y contribue activement chaque jour, Nom de l’établissement a souhaité faire découvrir l’HAD aux députés élus situés dans une partie de son secteur d’intervention, en rencontrant les équipes de MédiHAD qui œuvrent au quotidien pour que 300 patients chaque année puissent être hospitalisés chez eux, dans les mêmes conditions de qualité et de sécurité qu’un établissement de santé.

« L’hospitalisation à domicile est une révolution de l’offre de soins. D’abord parce qu’elle répond au souhait des malades d’être soignés auprès de leurs proches, dans un environnement familier. Ensuite, parce qu’elle permet de désengorger l’hôpital. Cela répond en partie aux questions de notre système de santé sur l’accès aux soins et leur efficience. » Sébastien Cazenove, Député.

L’hospitalisation à domicile permet d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation traditionnelle. Elle peut être prescrite par le médecin traitant du patient ou par le médecin hospitalier et concerne les malades de tous âgées qui nécessitent des soins de niveau hospitalier. Cette prise en charge est apparue en France dans les années 1950, mais c’est à partir des années 2000, et grâce à un réel appui des pouvoirs publics, qu’elle a connu son essor. Aujourd’hui, ce sont près de 110 000 patients qui en bénéficient chaque année.

L’Unité d’Hospitalisation A Domicile de la Polyclinique Médipôle Saint Roch

Créée en 2009, MédiHAD prend en charge chaque année plus de 300 patients. Elle intervient sur Perpignan selon le libre choix des patients et dans le sud du département sur les cantons de Thuir, de la Côte Radieuse, d’Elne, de Toulouges, d’Argelès-sur-Mer, de la Côte Vermeille, de Céret, d’Arles-sur-Tech et de Prats-de-Mollo avec également une antenne à Céret. (30 places à Perpignan et 15 place à Céret)

Les principaux soins effectués au domicile sont les prises en charge de soins palliatifs, de plaies complexes, de post traitement chirurgicaux, traitement intra-veineux, prise en charge de la douleur. « Nous œuvrons chaque jour pour que les patients pris en charge en HAD puissent bénéficier d’un vrai confort de vie, tout en respectant les normes de qualité et de sécurité d’un hôpital traditionnel ou d’une clinique. Il ne faut pas oublier que les établissements d’hospitalisation à domicile sont des établissements de santé », explique Philippe AULOMBARD, Directeur de la Polyclinique Médipôle Saint Roch.

« Contrairement à l’hôpital, nous sommes chez le patient, nous sommes dans son cadre de vie et devons composer avec ses habitudes. Bien sûr, nous organisons ensemble l’intervention des différents professionnels à son domicile, en fonction de ses besoins : assistante sociale, psychologue, diététicien… mais c’est à nous de nous adapter », ajoute Elodie LEBEL, cadre de santé du service d’HAD MédiHAD.

Pour le patient: « C’est une sécurisation du soin qui rassure et qui amène cet état de confiance avec une équipe formidable pleine d’humanité par son écoute, sa présence. Je préfère être soigné chez moi, c’est un plus. Je peux recevoir ma famille et mes amis n’importe quand et l’équipe s’adapte.« , confie un patient hospitalisé depuis quelques semaines

Prise en charge à domicile des plaies complexes

Un des médecins de MédiHAD, référente du réseau Plaie et cicatrisation Cicat-LR coordonne notamment la prise en charge et l’évaluation des plaies à domicile. Elle assure en complément une demi-journée par semaine des consultations d’expert et d’évaluation en plaies au sein de la clinique. Les gestes techniques, de propreté comme la détersion de plaie, les mises à plat, les greffes en pastille, des biopsies à visées bactériologiques et anatomopathologiques, des prises en charge de plaies post opératoires peuvent se faire lors de ces consultations. Elle réalise aussi la prise en charge des patients au domicile pour les patients en HAD.

 « La prise en charge des plaies complexes n’est pas toujours bien enseignée pendant les études de médecine, aussi, les médecins ont souvent besoin d’un avis d’expert sur le sujet. La région Languedoc-Roussillon est très en avance sur cette prise en charge, grâce au réseau Cicat LR, reconnu par nos tutelles et dont je fais partie. Ce réseau a permis le développement de la télémédecine et les consultations spécialisées au sein de la polyclinique Médipôle Saint-Roch permettent de compléter les téléconsultations lorsqu’un acte spécifique est nécessaire », commente le Dr Cartry, médecin coordonnateur de MédiHAD.

La formation au cœur des préoccupations de Médipôle Saint Roch

Tous les professionnels de santé sont tenus de suivre, au minimum tous les trois ans, une formation dite de développement professionnel continu (DPC). Cette exigence dans la formation constitue un élément primordial dans l’offre de soins des patients. Elle garantit la qualité des soins proposée dans le cadre des protocoles de l’hospitalisation à domicile que met en œuvre MSR. Depuis maintenant plus de deux ans, le service d’Hospitalisation A Domicile, MédiHAD propose une formation sur une journée au mois d’octobre.

35 infirmiers libéraux étaient présents à la dernière formation 2017 diplômante délivrée par la Clinique Saint-Roch.

Cette initiative a immédiatement trouvé son public, confirmé par la présence des professionnels de santé souhaitant renouveler leur expérience ! L’objectif premier de cette journée visait d’une part à renforcer les connaissances auprès des soignants libéraux sur les thématiques de l’hygiène, parfois moins évidentes à mettre en pratique au domicile, et d’autre part à former les libéraux sur certaines prises en charge spécifiques qu’ils peuvent rencontrer dans le cadre de la prise en charge de patients en hospitalisation à domicile (HAD) telles que les plaies complexes et les soins palliatifs.

Le second objectif consistait à consolider les liens avec les acteurs du secteur libéral, en démontrant qu’une prise en charge de qualité passe par une nécessaire coordination et complémentarité des trois acteurs incontournables que sont les infirmiers libéraux, les pilotes de l’hospitalisation à domicile et les prestataires. Des centaines de patients bénéficient aujourd’hui de l’accompagnement de professionnels de santé formés par les équipes de Médipôle Saint Roch.

L’HOSPITALISATION A DOMICILE (HAD) EN FRANCE*

L’ACTIVITE DES ETABLISSEMENTS

  • 308 établissements d’HAD, les établissements d’HAD sont des établissements de santé
  • 4,6 millions de journées d’HAD réalisées, permettant aux malades d’être soignés chez eux, auprès de leur famille et de leurs proches

LES PRISES EN CHARGE

  • ¼ des journées sont des pansements complexes
  • ¼ des journées sont des soins palliatifs
  • 1/3 des journées d’HAD concernent des pathologies cancéreuses
  • 253 500 journées réalisées en Ehpad. L’HAD peut également intervenir dans l’ensemble des établissements sociaux et médico-sociaux.
  • 198 € coût moyen d’une journée d’hospitalisation à domicile pour l’assurance maladie
  • 100 % des soins sont pris en charge par l’assurance maladie et la complémentaire santé

LES PATIENTS

  • 106 000 patients pris en charge
  • 56 ans (femmes)
  • 61,4 ans (hommes) = âge moyen des patients
    *source : Rapport d’activité de la FNEHAD – fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile

L’HOSPITALISATION A DOMICILE A Médipôle Saint Roch

  • 30 % de soins en soins palliatifs, 20 % de pansements complexes, 19% de post-traitement chirurgicaux
  • 300 patients par an
  • 16 salariés (médecins, responsable, Infirmiers, aides-soignant, IDE coordonnatrices, psychologue, assistante sociale, secrétaire
  • De nombreuses coopérations avec les libéraux couverture du territoire, autres…

MédiHAD, unité d’hospitalisation A Domicile de la Polyclinique Médipôle Saint Roch, est adhérent à la FNEHAD (fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile) qui regroupe plus de 250 établissements effectuant plus de 95% de l’activité en France. Plus d’informations sur www.fnehad.fr

Médipôle Saint Roch est un établissement du Groupe Elsan, groupe leader de l’hospitalisation privée en France, est présent sur l’ensemble des métiers de l’hospitalisation et dans toutes les régions de l’Hexagone. Elsan compte 23 000 collaborateurs, et 6 500 médecins libéraux exercent dans les 123 établissements du groupe. Ils prennent en charge plus de deux millions de patients par an.
Aujourd’hui Elsan représente 8 structures d’HAD, 350 patients en file active. L’Hospitalisation A Domicile est un vrai relai de croissance et une vraie alternative à l’hospitalisation complète. En effet, la structuration de l’offre HAD est un axe stratégique pour le groupe. Le savoir-faire des établissements HAD d’Elsan est une vraie opportunité dans le déploiement de l’offre de soins. Le développement de l’HAD en France est en effet porté par des fondamentaux solides :
-des facteurs démographiques : vieillissement de la population, La part des seniors devrait atteindre plus de 32% de la population d’ici 2060. Ce vieillissement de la population devrait entraîner une hausse du nombre d’affections longue durée avec l’augmentation des maladies chroniques

-des facteurs sociologiques : les français préfèrent le maintien à domicile, 81% préfère le maintien à domicile plutôt que le placement en institution/ 63% n’envisage pas de vivre en EHPAD / 80% souhaitent finir leurs jours à domicile.

-des facteurs économiques : le coût moyen d’une journée HAD est au moins 3,5x inférieur au coût d’une journée d’hospitalisation 198€ vs 703€. C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics encouragent le développement de l’HAD et a diffusé une circulaire ministérielle préconisant d’insérer dans les CPOM des établissements MCO un taux de recours à l’hospitalisation à domicile de 1,2%.

Ce qu’il faut savoir sur l’HAD en quelques questions

En quoi l’HAD se distingue-t-elle de ce qui est fait par le médecin traitant et par une infirmière libérale ?

Un patient en HAD est un patient hospitalisé. Il bénéficie des mêmes conditions de qualité et de sécurité des soins que dans un établissement traditionnel, mais en étant chez soi, sans la proximité du plateau technique. Cela est rendu possible par l’organisation propre à l’HAD qui :

  • Soumis à une autorisation délivrée par l’Agence Régionale de santé et renouvelée actuellement tous les 5 ans
  • Prodigue des soins qui ne peuvent être réalisés en ville par des professionnels libéraux seuls, parce que trop complexes, trop intenses ou nécessitant une logistique spécifique visant à sécuriser les soins (produits de la réserve hospitalière, chimiothérapies, soins palliatifs…)
  • Assure la continuité des soins, 24h/24 7j/7
  • Fait l’objet d’une visite de certification par les équipes de la Haute Autorité de Santé, comme tout établissement de santé, et selon les mêmes référentiels.

L’HAD n’est en fait pas un hôpital ou une clinique mais un établissement de santé sans hébergement qui délivre des soins de nature hospitalière du fait de leur complexité. Sans HAD le patient serait entré en établissement de santé ou n’en serait pas sorti.

Les relations avec les professionnels libéraux

C’est indispensable, car ils sont des acteurs incontournables de la prise en charge en HAD.

  • Le médecin traitant est le médecin référent de la prise en charge en HAD, c’est lui qui suit le malade, qui prescrit…
  • Les professionnels libéraux interviennent régulièrement au cours de l’HAD pour réaliser des soins (infirmiers, kinés…)

L’intervention de l’HAD n’ayant pas vocation à durer (c’est une hospitalisation), il est important que le relai s’organise dans les meilleures conditions pour le patient.

Les HAD s’organisent pour que tout se passe au mieux :

  • Les HAD assurent une mission d’évaluation pour apprécier la nature des besoins du patient tant sur le plan médical que psycho -social
  • Les HAD assurent le rôle de coordination, grâce à son équipe de coordination salariée dédiée, composée de médecins coordonnateurs, d’infirmiers de coordination, de psychologues, d’assistants sociaux etc…
  • Les HAD assurent la continuité des soins 24H/24,7j/7
  • Les HAD permettent aux professionnels libéraux de se former (à de nouvelles techniques, etc.)
  • Dans la mesure du possible, les HAD privilégient, pour ne pas perturber le patient et faciliter le relai en aval, l’équipe de soignants libéraux en place pour réaliser les soins »

L’HAD couvre-t-elle tout le territoire ?

Aujourd’hui, l’ensemble du territoire national est couvert par une offre d’hospitalisation à domicile. Tout patient, peu importe son lieu de résidence sur le territoire, peut bénéficier de soins hospitaliers à domicile.

La zone d’intervention de l’HAD est autorisée par l’Agence régionale de santé. L’établissement d’HAD a l’obligation de couvrir l’ensemble de la zone, même les zones isolées. C’est un facteur d’amélioration de l’accès aux soins. Et cela permet aux patients, notamment âgés, d’éviter des déplacements inutiles (ex. séance de chimiothérapie en HDJ par exemple).

L’ARS veille à l’exhaustivité de la couverture du territoire autorisé, elle a le moyen d’identifier les éventuelles zones blanches et de redéfinir les zones d’intervention en cas de manquement.
L’e-santé n’est-elle pas une solution pour faciliter l’intervention de l’HAD ?
L’activité « hors les murs » de l’HAD en fait un terrain naturel d’expérimentation et de déploiement d’outils d’e-santé (télémédecine, objets connectés…).

Certaines solutions sont déjà bien ancrées : télésurveillance des plaies chroniques par exemple.
La technologie d’aujourd’hui devrait pour autant permettre d’aller plus loin, avec le déploiement plus large de la télémédecine et d’objets connectés.

Cela se heurte cependant à des freins importants dépassant le cadre de l’HAD, sur lesquels les pouvoirs publics doivent pouvoir se mobiliser davantage : l’interopérabilité des systèmes d’information des différents acteurs de santé et la couverture du territoire national en réseau performant, certains domiciles se trouvant trop souvent encore dans des zones blanches ».

L’HAD coûte-t-elle plus cher au patient ?

Non, un patient en HAD est un patient hospitalisé et bénéficie à ce titre des mêmes conditions de remboursement que s’il était pris en charge dans un établissement traditionnel.  L’HAD est en revanche moins coûteuse pour l’Assurance maladie / la collectivité : le coût d’une journée en HAD est 3,5 fois inférieure à celui d’une journée dans un établissements conventionnel.

N’est-ce pas compliqué pour les personnes isolées ?
Avant qu’une HAD soit envisagée, une évaluation de l’état de santé du patient et de son domicile est systématiquement réalisée pour s’assurer que les soins peuvent être effectués en toute sécurité. La dimension psychosociale est intégrée systématiquement à cette évaluation et les services sociaux de l’HAD font les démarches nécessaires.  Si le domicile ne peut être sécurisé, si des risques subsistent car par exemple, le patient isolé n’est pas à même de comprendre les consignes de l’équipe soignante, l’HAD ne donne pas son accord à la prise en charge. Ces situations sont rares, car l’appui de l’HAD grâce aux assistantes sociales permet de débloquer de nombreuses situations.

L’environnement familial et les proches

Une hospitalisation n’est pas jamais anodine pour les proches, a fortiori quand celle-ci se déroule dans leur lieu de vie. C’est pourquoi :

  • L’accord des proches est toujours recherché avant d’envisager une HAD
  • Le rôle du proche, selon qu’il souhaite être aidant ou non, selon sa capacité à faire ou non, est toujours intégré à l’évaluation préalable à l’élaboration du projet de soins.
  • L’aidant peut bénéficier d’un appui de l’HAD, en particulier d’un soutien psychologique assuré par le psychologue de l’HAD
  • D’autres solutions peuvent également être envisagées pour prévenir le risque d’épuisement du proche aidant : conseils et orientation, café des aidants, structures d’accueil de jour…»

Pourquoi l’HAD tarde-t-elle à se développer ?

L’HAD ne décide pas seule de prendre en charge un patient, elle le fait nécessairement à la demande d’un prescripteur médical : soit un médecin traitant, soit un médecin hospitalier. Le principal frein aujourd’hui reste donc culturel : trop souvent encore, le médecin, formé en centre hospitalier, méconnait l’HAD et le secteur ambulatoire plus largement, et préfère garder son patient auprès de lui, dans un lit.

Pour que les habitudes changent, il faut que les médecins soient davantage formés à l’ambulatoire et au domicile, au cours de leur formation continue, mais dès leur formation initiale pour les plus jeunes. L’HAD constitue un terrain de stage d’ailleurs pour les internes en médecine.  Un deuxième frein est économique et tarifaire. Car le modèle de tarification à l’activité de l’HAD est dépassé, comme le rappellent plusieurs rapports publics depuis 10 ans (rapport d’inspection générale des affaires sociales, Cour des comptes et en 2016 la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale de l’Assemblée nationale). Le dernier en date : le rapport remis par Olivier Véran, député de l’Isère et nouveau rapporteur du projet de loi de finances de la Sécurité Sociale, sur l’évolution des modes de financement des établissements de santé, qui consacre une partie importante à l’HAD.